Mercredi 23 février 2022. Provincialiser la langue (de la recherche)

J’étais invité à l’École supérieure d’architecture et de paysage de Lille pour une communication dans le cadre d’un Atelier doctoral portant sur la recherche-action. Des doctorant·es partagèrent leur expérience. L’intervention d’une doctorante m’a frappé. Elle développe une recherche-action au sein d’une collectivité territoriale ; elle regrettait de devoir consacrer beaucoup de temps et d’énergie à gérer les conditions matérielles de son travail, en particulier les jeux d’acteurs embrouillés par les millefeuilles administratifs. Son inquiétude était palpable. Elle avait le sentiment de faire tout autre chose que de la recherche. Elle se vivait comme médiatrice et animatrice de dispositifs, et de moins en moins comme chercheuse. Est-ce que l’on fait encore recherche lorsqu’on est pris par de multiples « besognes » indispensables à la conduite de l’enquête (prise de rendez-vous, expérimentation de dispositifs de concertation, participation à de nombreuses réunions, souvent fastidieuses, mais avec toujours l’inquiétude d’en oublier une et de laisser échapper une donnée importante…) mais qui ne sont pas accréditées comme d’authentiques tâches de la recherche ? À quel moment débute le travail de recherche ? À quel moment s’arrête-t-il ? Cette doctorante attendait que je l’éclaire. Derrière ses questions, je discernais un « idéal » de la recherche déçu, possiblement trahi. Cet idéal interroge. Est-ce si facile de débrouiller le bon grain de l’ivraie ? Mais surtout, est-ce pertinent de le faire ? Qu’est-ce qui signe une activité de recherche ? Comment en départir le dehors et le dedans ? [1]

Lorsque, dans le quartier Jean Bart / Guynemer (périphérie de Dunkerque), au travail avec le collectif En Rue qui rééquipait les espaces du quartier en bancs, modules, tables ou jeux, je prends la pioche pour creuser les fondations nécessaires à la fixation au sol d’un banc, est-ce que mon geste est celui d’un chercheur ? Les photos existent ! Lors de cette coopération avec En Rue, ce mode d’implication fut fréquent, même si, dans le maniement des outils, je n’étais pas le plus dégourdi. Il fut joyeux. Il fut surtout essentiel à la recherche. Car c’est en faisant expérience avec les personnes que l’on parvient à comprendre, au plus près, ce qu’elles font, ce à quoi elles aspirent et le sens qu’elles donnent à leurs pratiques. Faire expérience avec elles – en l’occurrence, participer effectivement, matériellement, aux chantiers – c’est à la fois créer les conditions d’une rencontre et à la fois créer les conditions d’une confiance (le sociologue fait sa part du travail sans barguigner, comme tout le monde) afin de réunir les conditions d’un savoir. J’ai donc toujours prôné une reconnaissance et une valorisation de l’ensemble des tâches afférentes à une recherche, sans discrimination entre elles. L’activité est un continuum, la recherche une cordée. Il est vain de vouloir les hiérarchiser car elles sont interdépendantes les unes des autres, chacune se posant comme la condition de l’autre. Chaque « compétence » de recherche relève d’une composition et d’un accommodement, et chacune de ces combinaisons étant bien sûr spécifique à un contexte et à un objet. La recherche-action, telle que je la pratique, agence donc de multiples habiletés et facultés, certaines intellectuelles (une analyse, une observation, une interprétation), d’autres tout à fait concrètes (de l’ordre d’un « faire avec les gens »), mais aussi imaginatives (une intuition, une spéculation) et, parfois, complètement inattendues. C’est cette composition qui « fait » recherche. C’est cet assemblage qui permet à la recherche de se réaliser. C’est cet agencement de savoirs et savoir-faire qui constitue la fabrique de la recherche. En retirer un au motif qu’il serait trivial ou prosaïque, indigne de la grandeur attendue d’une science (prendre la pioche, par exemple) et c’est l’ensemble qui se trouve fragilisé, et c’est la recherche qui perd son efficience. La compétence de recherche relève donc bien d’une composition, et d’une composition en variation et en modulation selon les situations.

Quand je prends la pioche à Jean-Bart / Guynemer, mon geste s’inscrit dans l’économie d’ensemble de mon activité, et contribue à faire recherche en lien avec l’exercice d’une multiplicité d’autres capacités. Il est parfois nécessaire d’apprendre de tels gestes, familiers pour les personnes avec qui on coopère, pour parvenir réellement à s’impliquer et à acclimater sa démarche. Je refuse donc le grand partage entre ce que serait le « texte » noble de la recherche et ce qui constituerait ses « textes » subalternes [2]. Lors d’un séminaire antérieur, lui aussi portant sur la recherche-action, j’avais été surpris, parfois stupéfait, de constater que les chercheuses et chercheurs occultaient complètement l’« ordinaire » de leur recherche, avec la volonté certainement de faire sérieux et de faire scientifique. Leur exposé se réduisait alors à une présentation très formelle de la « méthode » et à une réification de résultats, dont j’avais bien du mal à cerner les conditions de production et les conditions de validité. Le « texte public », en fait le « texte académique », de la recherche portait tort à la recherche elle-même, en la dévitalisant, en occultant sa part sensible et, surtout, en la privant de ses ancrages, de ses articulations et de son tramé. Autant dire que, lors de ce séminaire, la recherche « parlée » dans ces textes ne me parlait pas beaucoup, tant son énonciation officielle la désincarnait et la frustrait d’une bonne part de sa substance.

En recherche-action, j’ambitionne que le « texte public » de la recherche soit un texte multiple et composite, laissant vivre plusieurs écritures et destituant toute idée d’énonciation majeure et prééminente qui conduirait à la relégation ou à la disqualification d’autres mots et d’autres voix. Ce « texte public », relevant, par exemple, d’une publication en revue, accueille la multiplicité des « textes » qui voient le jour lors d’une recherche-action. Les « fanzines de recherche » que nous promouvons dans la collégialité « quartiers-en-recherche » me semblent parfaitement illustrer cette volonté de composer le « grand » texte de la recherche, nécessairement pluriel et pluraliste, à partir d’une diversité de « beaux » textes : des chroniques, des journaux, des bandes-dessinées, des scientifictions, des récits, sans aucunement négliger nos « classiques », à savoir nos conceptualisations, nos descriptions ou nos spéculations. Je conçois ce « texte public » comme radicalement démocratique, aucune des voix qui le composent ne vient en domination, aucun des langages mobilisés ne s’octroie de privilège, aucune des écritures n’assoie sa légitimité au préjudice des autres, aucun mot n’est plus légitime qu’un autre pour venir « dire » la recherche. Il n’existe pas, pour moi, de « belle » langue de la recherche, il n’existe que de « belles » écritures, dans la diversité de leurs supports, formes et formats. C’est ainsi que dans ma coopération avec En Rue, dans le « lieu » occupé par le collectif, j’ai écrit des Brèves de recherche que j’ai inscrites sur un mur de ce bâtiment en travaux [3].

Ce qui relève d’un texte de recherche et ce qui n’en relève pas. Ce conflit de légitimité traverse l’histoire des sciences sociales et s’est manifesté de façon insolite, et combien révélatrice, avec ce qu’il convient de nommer, à la suite de Vincent Debaene, les « deux livres » de l’ethnographe. « Depuis les années1930, en effet, on observe que presque tous les ethnographes français partis sur leur terrain écrivent, à leur retour, non seulement une étude consacrée à la population auprès de laquelle ils ont séjourné, mais aussi souvent un « deuxième livre », un ouvrage plus « littéraire », en tout cas qui ne respecte pas la forme canonique de la monographie savante. Les cas les plus célèbres sont ceux de Michel Leiris qui écrit, d’une part, La langue secrète des Dogons de Sanga (Institut d’ethnologie, 1948) et, d’autre part, L’Afrique fantôme (Gallimard, 1934), et de Claude Lévi-Strauss qui, d’un côté, publie La vie familiale et sociale des Indiens nambikwara (Société des américanistes, 1948) et, de l’autre, Tristes tropiques (Plon, 1955). […] Une question s’impose donc : comment comprendre ce paradoxe d’un recours à la « littérature » au moment même où l’on prétend s’en débarrasser pour accéder à la science ? » [4].

Plutôt que d’ériger un « texte » en acmé de l’écriture de recherche, puis de tenter de compenser ce que cette quintessence à fait perdre et oublier, a maltraité et a disqualifié, en produisant un autre texte, un deuxième, comme s’il fallait réparer un tort, en ayant conscience que la rédaction savante et accréditée ne restitue qu’une part de ce que l’enquête a « rendu », en délaissant nombre de dimensions sensibles, dialogiques, impliquées, je préfère, et de beaucoup, m’orienter vers la proposition d’un seul « texte », faisant commun, lui-même suffisamment hétérogène et composite, s’incarnant dans plusieurs écritures et accordant ainsi plusieurs voix à la recherche. Cette proposition implique évidemment un rapport fondamentalement égalitaire entre les différentes écritures possibles d’une recherche-action. Ni hiérarchie symbolique, ni échelle de valeur, ni gradation de pertinence entre les différentes paroles qui émergent d’une « enquête » ; elles s’inscrivent sur un même plan, celui de la praxis de recherche, et elles s’écrivent en bénéficiant de la même reconnaissance. Ce qui m’importe, au sein de ce « texte devenu commun » (et pas simplement « public »), c’est que ces différentes écritures se confrontent, dialoguent, s’éprouvent les unes les autres, se mettent en risque réciproquement, développent entre elles des tensions fécondes, soient un étonnement les unes pour les autres, opèrent des décalages, des recouvrements et des hybridations à l’occasion de leurs interactions. Et qu’elles le fassent à l’intérieur d’une même publication (un blog, une brochure) ou dans un même espace épistémique (un séminaire, une rencontre). Plutôt que de vivre dans l’illusion d’un texte idéal, unique et, concomitamment, dans le déni des nombreux autres textes au travail dans une recherche-action, je privilégie l’existence d’un texte carrefour, d’un texte intersection, d’un texte trait d’union, d’un texte pensé lui-même comme scène démocratique au sein duquel une diversité de voix se font entendre et, possiblement, entrent en dialogue et en controverse. J’aspire à ce que la recherche-action produise un texte, pluriel et pluraliste, qui représente lui-même, en son fort intérieur, dans son écriture, une traversée, une épreuve, un processus et tant d’autres choses relevant d’une rencontre. Plutôt que de produire « Le » texte de la recherche, conclusif et exclusif, parlant d’une seule voix (celle du chercheur, à savoir du dominant), je préfère, grandement, produire un texte-rencontre dans lequel la recherche vient se dire et se parler avec ses doutes, ses bifurcations, ses changements de ton et sa pluralité de langages. Le corpus d’écrits et de publications né de la recherche avec le collectif En Rue, et désormais réuni sur le site quartiers-en-recherche [5], me semble assez exemplaire d’un « texte public » de la recherche qui ne s’inféode pas à une forme dominante et qui se déploie tendanciellement comme « texte commun » dans lequel et à travers lequel la diversité des voix de la recherche peut se faire entendre et la pluralité des écritures s’interpeller réciproquement, dans une relation égalitaire. Je laisse, sans regret, derrière moi la conception unifiante et englobante de l’écrit légitime de recherche pour laisser vivre les écritures de la recherche et leur permettre de tracer un texte qui leur deviendra commun sans porter tort à aucune et sans en laisser aucune sur le bas-côté, méconnue ou invisibilisée. Je m’exprime évidemment dans le cadre d’une coopération avec des personnes avec qui je partage une éthique et une (micro)politique de la recherche. L’ambition démocratique, dès lors, s’atteste et se vérifie dans le corps même du « texte ». La recherche-action, dans la conception épistémopolitique qui est la mienne, suppose la production d’un « texte » qui soit lui-même dans son élaboration, dans sa forme, dans son format, fondamentalement démocratique au sens où il relève le défi de faire advenir en son sein une pluralité d’expériences d’écritures, et donc de mots, de langages, de création de sens, de sensibilités, d’imaginaires linguistiques… Cet effort pour se libérer de l’ordre oppressif et oppressant de la langue académique, je l’engage sous le signe du fort et beau motif de « provincialiser » défendu par Dipesh Chakrabarty. Pour l’auteur, « provincialiser », c’est « chercher à déterminer comment la pensée universaliste est toujours déjà modifiée par des histoires particulières, qu’il soit ou non possible de pleinement porter ces passés au jour » [6]. Il m’importe, dans mon approche de la recherche-action, de toujours favoriser l’émergence d’une multiplicité d’écritures de la recherche, principalement celles, bien sûr, des personnes directement concernées, à l’intérieur de l’écrit de recherche, du texte officiel de la recherche. « Provincialiser » est une manière de dire qu’aucune écriture n’est centrale (dominante) mais que toutes les écritures interagissent, au sein du « texte » de la recherche, à partir de leurs multiples périphéries. Quand, avec Martine Bodineau et Louis Staritzky, nous nous rendions dans le quartier Jean Bart / Guynemer pour rejoindre le collectif En Rue, nous avions grandement conscience d’arriver d’une périphérie, la nôtre, celle qui fait monde pour nous, à savoir l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis. « Provincialiser », c’est admettre l’existence d’un « texte » de la recherche qui se développe en défaisant (tendanciellement) toute centralité ou toute position d’autorité (le chercheur accrédité), au bénéfice d’une pluralité de périphéries, toujours en mouvement, dialoguant entre elles de la manière la plus transversale possible. L’écriture de la recherche devient alors maillage et tramage. Je revendique cette consistance de sens qui émerge par entrelacements. Une très belle image pour en rendre compte nous est proposée par Donna J. Haraway [7], celle des « jeux de ficelle » qui s’apparentent à un tissage en continu.

Lors d’une dérive théorique au motif du rap [8], j’avais relevé l’importance de « provincialiser la langue », en constatant que ces musiciens faisaient émerger une autre langue à l’intérieur même de la langue en venant la scander, la mixer, la dissocier, l’hybrider, en fait en s’employant à la rapper. Cecile Canut [9] donne à cette provincialisation de la langue une ampleur enthousiasmante dans son ouvrage en proposant de ne plus se focaliser sur l’« ordre de la langue » et de porter attention, au contraire, à la pluralité des langages, en reconnaissant de la sorte qu’une langue est avant tout praxis, à savoir opportunité de paroles, ouverture des singularités, expérimentations d’expressions, liberté de signifier. « C’est une constante des politiques linguistiques : les pratiques langagières font l’objet d’un contrôle permanent. Si ce que j’appelle l’ordre-de-la-langue, en ce qu’il prescrit des limites au langage et cherche à discipliner les manières de dire, a pour effet de déposséder les individus de leur maîtrise propre, la parole plurielle, hétérogène, n’en a pas moins toujours trouvé à s’exprimer dans les marges et les interstices. Par contraste, cela nous indique à quel point la dimension de jeu avec le langage, d’hétérogénéité des positionnements subjectifs, de liberté d’inventer par la parole, est à la fois toujours connotée comme subversive et nécessaire à l’expression de son humanité. C’est ce qui fait que la langue, en dépit des prérogatives des pouvoirs pressés d’imposer son emprise, n’a jamais pu ni ne pourra jamais effacer la parole et ce qu’elle dit de notre rapport au monde ». [10]

Je me propose, ici, dans mon épistémopolitique de la recherche-action, d’étendre ce motif à cette langue particulière qu’est la langue académique, la langue spécialisée propre à chaque discipline scientifique. Elle aussi a besoin de se provincialiser et de se pluraliser afin d’ouvrir largement les langages de la recherche, d’en élargir les écritures et d’en favoriser la créativité parolière.

C’est parce que j’estime que la recherche-action n’est pas principalement une méthode mais, substantiellement, une praxis que je mets au cœur de mes préoccupations théoriques et, surtout, de mes pratiques cette attention à la diversité des langages qui font recherche, qui écrivent (le texte) et inscrivent (la communauté épistémique) la recherche. Pour Cornelius Castoriadis, « la vraie politique, la vraie pédagogie, la vraie médecine, pour autant qu’elles ont jamais existé, appartiennent à la praxis », en ce que chacune d’elles « vise le développement de l’autonomie comme fin et utilise à cette fin l’autonomie comme moyen ». Une praxis suppose donc l’existence d’un rapport indéfectible « entre ce qui est visé (le développement de l’autonomie) et ce par quoi il est visé (l’exercice de cette autonomie) [11]. Nous élargissons la proposition de l’auteur à la recherche-action qui, elle aussi, relève d’une praxis, pour peu que nous tentions réellement, effectivement, de la faire exister sur ce registre, et que nous ne la rétrécissions donc pas à l’état d’un banal outil méthodologique. C’est parce que la recherche-action fonctionne en « régime praxique » qu’elle parvient à défaire les autorités et les dominations (l’ordre de la langue académique) et qu’elle libère les langages de la recherche, dans leur diversité, et qu’elle ouvre les expériences d’écriture grâce à un rapport aux mots moins intimidés. J’ai éduqué au fil de mes chantiers un « faire recherche » joyeusement et radicalement provincial, au sens où je ne me laisse pas restreindre par l’ordre dominant de la langue académique. Je tente, j’expérimente. J’aime la vie du langage. J’aime faire vivre de multiples langages de la recherche. D’une certaine façon, je pourrais dire qu’aujourd’hui, pour reprendre l’image introduite précédemment, mes deux livres de la recherche n’en font plus qu’un, comme je l’ai vécu avec mon ouvrage Faire recherche en voisinant. La Plaine Saint-Denis, Campus Condorcet [12]. Je crois n’avoir jamais antérieurement varier autant mes registres d’écriture de la recherche au sein d’un même « texte » qu’à l’occasion de cette publication.

Pascal NICOLAS-LE STRAT, février 2022

[1] Sébastien JOFFRES, dans le cadre de sa thèse, Fabriquer les formations en travail social. Sociologie d’un monde social et de ses activités (soutenue en mai 2020 à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis), a remis en cause l’idéal du « beau » terrain, souvent magnifié par le jeune chercheur, pour s’attacher à mettre en valeur l’ensemble des tâches anodines, les tâches de peu, sans lesquelles aucune recherche ne se réalise. Pour illustrer son propos, il a retenu l’exemple de sa rencontre fortuite, dans un magasin, d’une personne de sa connaissance avec qui il engage une conversation ; à l’occasion de cette discussion, il réalise une « avancée » de son travail de recherche. Lors du jury de soutenance, un collègue admettait que la recherche puisse prendre ainsi des chemins de traverse mais récusait la présence de cette situation dans l’écrit de thèse, au motif qu’elle n’apportait aucune information significative sur le plan scientifique. Il va sans dire que j’étais en accord avec le choix de Sébastien Joffres d’inscrire dans sa thèse ce moment qui avait fait recherche.

[2] Je reprends ce motif à James C. SCOTT, La domination et les arts de la résistance. Fragments du discours subalterne, Éditions Amsterdam, 2009, et je l’adapte librement.

[3] Cette expérience d’un texte tout à la fois écrit et inscrit est relatée sur le blog dédié à la recherche-action En Rue : fabriquesdesociologie.net/EnRue/2020/06/22/breves-de-recherche-recherche-sous-enveloppe/.

[4] Vincent DEBAENE, « Les deux livres de l’ethnographe. Ethnologie et littérature en France entre 1930 et 1955 », Recherches & Travaux, 82 / 2013, p. 39/40 et 41.

[5] Référence à préciser. En attente.

[6] Dipesh CHAKRABARTY, Provincialiser l’Europe (La pensée postcoloniale et la différence historique), éd. Amsterdam, 2009, p. 22.

[7] Donna J. HARAWAY, Vivre avec le trouble, Les éditions des mondes à faire, 2020, p. 19 et sq.

[8] Lors d’un entretien avec Cédric TORRÈS, en ligne : http://capharnaum-tremens.blogspot.com/2010/07/23-la-langue-francaise-un-territoire-le.html/.

[9] Cécile CANUT, Provincialiser la langue (Langage et colonialisme), éd. Amsterdam, 2021.

[10] Cécile CANUT, Langue, anamosa, 2021, p. 54.

[11] Cornelius CASTORIADIS, L’institution imaginaire de la société, Éditions du Seuil, 1975, p. 103 et 104.

[12] Édité chez OursÉditions en 2021.